Paroles de jeunes
Vendredi 6 novembre, c’était la première séance de travail du comité de pilotage national du projet d’expérimentations porté par le SYNAMI, 5 ML, Bertrand Schwartz et Gérard Sarazin, ainsi que Michel TISSIER le consultant qui nous accompagne.
Ce projet d’expérimentations est né d’une recherche-action conduite en 2006 et 2007, dont la conclusion intitulée « écouter pour agir » prône une nouvelle approche globale et territoriale de l’insertion des jeunes.
En effet, à l'heure où se réorganise, au niveau national, le service public de l'emploi, où se renégocient les modalités de la formation professionnelle, où se créent de nouveaux outils nationaux pour l'insertion et qu’au niveau local les élus réfléchissent à une rationalisation des dispositifs... le risque est grand d'oublier la spécificité des jeunes et que les situations qu’ils connaissent sont de plus en plus diversifiées et complexes car elles sont de plus en plus dépendantes de l'évolution de leur environnement immédiat. C'est pourquoi l'approche territoriale et globale est essentielle pour assurer un réel accompagnement de leur insertion. Les missions locales ont su tisser les maillages sur les territoires ; elles doivent maintenant s'intégrer ou animer des espaces mutualisés regroupant les différents acteurs et remettant les jeunes au centre des dispositifs.

Nous avons à partir de la présentation de chaque projet dégagé ce que l’on a fondamentalement de commun : changer le regard vers les jeunes et des jeunes vers les institutions, réfléchir avec tous les écoutants d’u territoire sur les besoins des jeunes et sur nos pratiques, remettre l’autonomie et la responsabilité des jeunes au centre de nos préoccupations et revoir nos activités pour y associer les jeunes le + en amont possible [en exemple : les associer à la conception même des enquêtes de satisfaction]…

Puis, l’après midi, nous avons précisé les conditions et critères de l’évaluation et convenu que nous avons besoin d’un évaluateur au niveau national, mais aussi au niveau local chaque projet doit être suivi par un évaluateur.
Enfin, nous avons revisité la convention, notamment le budget.
Chaque Mission Locale s’est engagée à lancer l’action en réunissant au mois deux fois le COPIL local avant la fin de l’année.