Jeunesse à l’International
Cités Unies France, dans le cadre d’un partenariat avec le Haut Commissaire à la Jeunesse, organisait ce jeudi 26 novembre, les 2èmes Rencontres de la jeunesse à l’international, en collaboration avec l’Assemblée des Départements de France (ADF), l’Association des Régions de France (ARF) et l’Association des Maires de France (AMF).
Accueilli cette année, par la Ville de Montreuil, ce rassemblement national des acteurs de la mobilité internationale (institutions, collectivités, fédérations, mouvements associatifs) a permis la rencontre et le dialogue entre spécialistes, élus, professionnels et intervenants favorables à la construction d’une véritable politique jeunesse à l’international. Nous avons échangé et débattu sur des réflexions globales, sur les dispositifs impulsés au niveau européen, national et local, ainsi que sur les méthodologies d’accompagnement proposées par le monde politique et le monde associatif.
Cette deuxième édition s’est déclinée autour de trois notions clés : “Mobilité internationale, solidarité internationale, engagement citoyen”.
Nous avons été accueillis par Dominique VOYNET, maire de Montreuil, qui a insisté sur le lien entre le thème de la journée et le débat sur l’identité nationale, sur l’importance de l’apprentissage de la langue, du besoin de chaque jeune de comprendre qui il est, pour comprendre les autres, ainsi que de l’engagement civil de la jeunesse ; Jean-Paul BACHY de l’ARF et président de la Région Champagne-Ardenne a lui rappelé que les Régions sont très impliquées dans l’international et que trop de jeunes restent recroquevillés sur eux-mêmes, dans leur famille, leur quartier ou leur village ; ainsi que par le Haut Commissaire à la Jeunesse Martin HIRSCH, qui a beaucoup insisté sur l’importance de réussir le service civique qui devrait être bientôt adopté par l’Assemblée nationale.
Puis une table ronde introductive a permis de poser les éléments du débat à partir du point de vue des collectivités territoriales et de la confrontation avec celui des organisations de la société civile. La jeunesse à l’international c’est : la mobilité, la langue et des apprentissages facilitant l’insertion, une vie active de citoyen et en entreprise, c’est l’engagement, la solidarité et la culture. La jeunesse et la culture sont des thèmes fédérateurs. Mais rien n’est efficace, durable sans une volonté des élus, des collectivités locales. Il a été précisé que la mobilité n’est rien sans objectifs, ce n’est pas vertueux en soi. L’enjeu c’est « l’ouverture au monde », l’ouverture à la diversité culturelle et la compréhension du monde. Il n’est pas question d’action humanitaire, la réciprocité est indispensable.
Puis trois ateliers ont permis à partir de l’étude de cas concrets d’apporter des réponses à trois questions :
ê la mobilité internationale est-elle un outil d’insertion professionnelle efficace ?
ê la solidarité internationale, est ce un outil d’engagement citoyen pour les jeunes de nos territoires et permet elle des réciprocités ?
ê l’ouverture sur le monde ne doit-elle concerner que nos jeunes élites ?
J’ai participé à une journée très riche concernant l’indispensable action pour et avec les jeunes et l’ouverture sur le monde. Elle a permis de questionner le cloisonnement entre les services au sein des collectivités locales, mais aussi entre les collectivités territoriales, mais aussi entre les collectivités et les associations, les entreprises. Cette journée permet également de confirmer que l’international doit et peut s’inscrire dans les parcours d’insertion de tous les jeunes, notamment de ceux qui rencontrent le moins d’opportunité.
Bien sur ce n’est pas gagné ! Il reste encore à convaincre beaucoup de responsables, pas les jeunes qui eux sont en demande.