CNML, bureau du 7/12

Publié le par MLSA

  

 

 

logo CNML2010 1106x729Le CNML, lors de la réunion des membres de son Bureau le 7 décembre 2010, suite à la publication des rapports de l’Inspection générale des finances « Les missions locales pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes » et de l’Inspection général des affaires sociale « L’accès à l’emploi des jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville » s’est félicité de la reconnaissance, près de 30 ans après leur création, de l’originalité et la pertinence du modèle des ML dans le service public de l’emploi.

 

Ces rapports mettent en évidence la force de ce modèle qui repose sur son caractère décentralisé et l’implication des élus locaux, reconnaissent la performance de l’action quotidienne des missions locales, doublement intégratrices de services et de moyens et qui remplissent largement les objectifs fixés par l’Etat pour des coûts inférieurs à ceux des dispositifs comparables.

 

Comme guichet unique de la deuxième chance, le rôle exclusif des ML doit être reconnu dans l’accompagnement jusqu'à l’emploi des jeunes en difficultés, des moyens adaptés doivent être à tout moment mobilisables pour permettre de faire face aux nouveaux défis que pose l’insertion des jeunes.

 

Le CNML rappelle que l’insertion des jeunes dans notre société doit relever d’une politique nationale ambitieuse et pilotée dans le temps, qui reconnaît la place des collectivités territoriales. C’est aux missions locales qu’il appartient de porter cette politique pour l’insertion des jeunes qui doit être déclarée grande cause nationale.

 

Cependant, ces rapports mettent aussi en évidence des difficultés quant à la gouvernance des missions locales.

Conformément aux principes d’organisation du réseau définis dans le Protocole 2010, le CNML rappelle l’importance pour les missions locales de disposer d’une instance nationale de représentation et de concertation avec ses partenaires au niveau national :

      qui fonde sa légitimité sur une représentation équilibrée entre l’Etat et les collectivités territoriales, s’appuyant sur les associations régionales des missions locales, et associant

      Pôle emploi.

      qui dispose de moyens propres afin d’assurer les fonctions d’animation, de mutualisation et d’évaluation des pratiques pour accompagner le réseau dans ses missions et son développement.

      qui assure les fonctions d’interface entre les collectivités et l’Etat et d’inter ministérialité indispensable pour l’accompagnement global des jeunes.

      qui soit en mesure d’exercer une fonction de conseil pour la mise en œuvre d’une politique nationale pour l’insertion des jeunes et d’en évaluer les résultats.

 

 

 

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